Ramathis-Mam (KROM)

Je suis né à Mieres, un petit village situé dans les Asturies, une région au nord de l’Espagne. Mes parents étaient chefs d’entreprise et j’étais le benjamin de la famille avec ma sœur jumelle. Dès ma plus tendre enfance, j’ai eu la sensation étrange de ne pas appartenir à cette planète et j’ai dû fournir de grands efforts pour essayer de m’adapter. Personne ne me comprenait, je ne comprenais personne, et cela m’amenait plus de conflits que d’amis. Vers l’âge de dix ans, à cause de l’ambiance familiale négative et des pressions sociales, j’ai tenté de me suicider. Ce jour-là, je m’apprêtais à boire un verre d’eau mélangé à de l’acide nitrique lorsqu’une force inconnue est intervenue, m’empêchant de donner suite. Une voix me disait nettement de rester en vie, car j’avais une mission à accomplir dans le futur pour la planète et l’humanité. À cet instant, je n’ai rien saisi de ce message, mais j’ai ressenti que la vie avait une certaine valeur et que j’avais une raison d’être.

Les années passèrent et, à l’adolescence, j’ai commencé une recherche spirituelle, achetant et lisant toutes sortes de livres philosophiques et d’éveil, en quête d’un sens à la vie. Par ailleurs, je m’adonnais déjà à la musique depuis l’âge de cinq ans, et cela fut pour moi un canal d’expression pour ma spiritualité naissante. Plus tard, le climat social des années 70 m’entraîna sur les chemins de la revendication et des mouvements culturels progressistes. Peu de temps après l’obtention de mon baccalauréat, je partis étudier à l’université du Massachusetts, aux États-Unis, où je terminai une maîtrise en musique et en composition. Mes pas me conduisirent ensuite à Miami, où j’étudiai la médecine naturelle à l’université. J’en sortis en ayant une maîtrise en naturopathie.

Pendant mon séjour aux États-Unis, cette sensation de vide intérieur et d’insatisfaction m’envahissait encore sporadiquement. Le sexe, la drogue et le rock and roll étaient alors les piliers soutenant mon existence. Je menais une vie de libertinage, cherchant une explication à la souffrance, à l’injustice et à la violence dans le monde et en moi. Ma recherche se poursuivait, mais sans but ni signaux m’indiquant la voie à suivre. À la fin de mes études aux États-Unis, j’étais tellement frustré et déçu que j’ai pris la décision de changer de vie.

De retour en Espagne, je me suis installé à Madrid et j’ai cherché du travail. Mais n’ayant reçu aucune offre d’emploi, je me suis senti déphasé et inutile. Un jour, j’ai rencontré un médium ; il m’annonça que des êtres d’une autre dimension de l’univers désiraient me contacter. J’avais beau être conscient de l’existence d’êtres d’outre-espace, le fait qu’ils veuillent communiquer avec quelqu’un comme moi me parut un peu étrange. Je décidai cependant de m’ouvrir à l’inconnu. Une nuit, alors que j’exécutais les instructions du médium, l’inespéré se produisit. Des extraterrestres provenant de la constellation du Petit Chien se présentèrent à moi. La rencontre dura une demi-heure ; ils me dirent que je devais aller en Inde, vivre dans un monastère afin d’y recevoir une éducation spirituelle, et me préparer en vue d’une mission de divulgation d’enseignement à mener à bien dans le futur. Au début, je ne pouvais croire ce qui m’arrivait. L’Inde était même un pays qui ne m’avait jamais attiré. Le défi était de taille, mais je n’avais rien à perdre et l’expérience pouvait s’avérer très instructive.

Ayant pris la décision d’aller vers la « réserve spirituelle » de la planète dont je ne connaissais ni les coutumes ni la culture, je partis donc à l’aventure et visitai ce nouveau pays pendant un certain temps. Puis, je suis entré dans un monastère et, là, j’ai rencontré celui qui allait être mon maître spirituel pendant onze ans. J’avais alors vingt-sept ans.

La vie monastique n’était pas facile ; elle représentait une dimension et une culture totalement différentes de l’Occident. Il y régnait une discipline de fer. Le contrôle de l’esprit, du corps et des sens était l’objectif principal de l’enseignement. Il fallait transcender les dualités et les limitations de la matière. Le programme visant à intégrer tout cela comprenait la méditation, l’étude du vedanta et la pratique du service inconditionnel. Là, j’ai appris ce que signifiait être maître de soi et transcender les tendances passionnelles humaines. Le sacrifice et l’austérité étaient le fondement même de la vie des moines. Le froid, la chaleur, le sommeil, la faim, la soif et toutes les exigences corporelles furent graduellement dominés. Le mental retrouvait une totale harmonie par la méditation et la contemplation, qui duraient des heures. La nuit et le jour se confondaient ; je perdais la notion du temps. En fait, je me pliais à une soumission totale et absolue pour découvrir les énigmes de l’univers, de la vie et de l’évolution. J’ai dû apprendre la grammaire sanskrite pendant plusieurs années, car les Veda sont écrits dans cette langue millénaire à l’origine de toutes les langues de la planète. Je passai donc des jours à étudier et essayer de décrypter, dans des manuscrits très anciens, les révélations de l’univers, de l’homme, de la Divinité, et le sens de l’évolution.

Durant toutes ces années en Inde, j’ai eu la chance de voyager et de rencontrer de grands yogis et de grands maîtres qui ont contribué à renforcer et à nourrir ma démarche spirituelle. J’y ai également vécu de puissantes expériences où il m’a été permis de ressentir et de voir ce que signifie le plus loin de l’espace et du temps cosmique, de connaître le sens du vécu des humains, de leurs tribulations et de leurs souffrances. J’avais enfin découvert le but de l’existence et du voyage fascinant de l’évolution.

Vers la fin de cette période au monastère, j’ai commencé à établir des connexions avec des êtres cosmiques désireux de me guider et de m’encourager. Ils mirent en place la suite de ma trajectoire spirituelle, qui s’est matérialisée par l’écriture des premiers livres – non publiés à ce jour. Ma période d’enseignement terminée, j’ai reçu de mon maître et de la Hiérarchie spirituelle l’instruction de retourner en Occident et d’entreprendre la divulgation de mes connaissances.