Christian Tal Schaller

Christian Tal Schaller, médecin suisse, s’est peu à peu écarté des sentiers battus pour emprunter des chemins inédits et novateurs. Il nous apporte ainsi des trésors de connaissances et d’approches qui permettent de retrouver la santé, de la préserver et, ultimement, de goûter au bonheur.

MEDECINE HOLISTIQUE ET CHAMANISME

Q : Vous faites partie des pionniers dans le domaine des médecines alternatives du monde francophone, et peut-être d’Europe. Comment a débuté ce parcours ?
Tal : J’ai fait mes études de médecine à Genève. Après une année d’hôpital, je me suis installé comme médecin généraliste et j’ai mis en pratique ce que j’avais étudié. Un jour, j’ai appris que les anciens homéopathes testaient sur eux-mêmes les médicaments qu’ils prescrivaient. Je me suis demandé ce qui se passerait si je prenais du Valium, le Prozac de l’époque. J’en ai pris pendant 3 jours et je suis senti très mal. Je me suis alors rendu compte que la médecine enseignée dans les universités servait à poser des diagnostics puis à soigner les patients d’une manière qui les maintenait dans la maladie ! Ce fut un choc. Je me suis donc intéressé aux médecines douces. Je suis devenu acupuncteur, homéopathe, j’ai testé la plupart des diététiques qui existaient…

Q : Vous avez donc repris des études avec chaque nouvelle discipline…
Tal : Effectivement, j’ai suivi une formation dans toutes ces médecines qui ne sont pas enseignées à la faculté ainsi que dans les médecines énergétiques, les psychothérapies humanistes et transpersonnelles ainsi que toutes les méthodes permettant d’ouvrir son cerveau droit, ce qu’on regroupe sous le terme de chamanisme.

Q : Quel fut l’autre tournant de votre carrière ?
Tal : Dans les années 75, après 7 ans de médecine, j’ai dit un jour à mes patients que je ne voulais plus seulement être thérapeute, je voulais devenir éducateur de santé, leur montrer comment gérer eux-mêmes leur propre santé. J’ai créé le slogan : « La santé, ça s’apprend ». Car il est essentiel de sortir du mythe qui consiste à croire que les traitements guérissent. C’est une des grandes illusions de notre époque. Les traitements peuvent soulager, faire du bien, aider, mais la guérison, c’est le corps qui la produit lui-même. L’archétype du système de consommation et de dépendance médicale, c’est un patient qui obéit aveuglément à un médecin qui est censé tout savoir. Je voulais que mes patients deviennent leur propre médecin. Je me suis passionné par le côté éducatif de la médecine. A cette époque, j’ai découvert la médecine holistique des anciennes traditions. Elle prend en compte l’individu dans sa globalité physique, émotionnelle, mentale et spirituelle. Il est certain que la médecine moderne fait du très bon travail dans les cas d’urgence. En revanche, les maladies chroniques proviennent d’une intoxication globale que les traitements chimiques ne font qu’aggraver. Tandis que la médecine holistique va enseigner au patient les lois universelles de la santé sur tous les plans de l’être.

Q : C’est à cette époque que vous avez ouvert la « Fondation Soleil » à Genève ?
Tal : Nous avons lancé le concept d’éducation à la santé avec ma première épouse. Beaucoup de gens ont aimé l’idée et nous ont soutenus. Nous avions une dizaine de bâtiments à Genève avec une bibliothèque, des cours, des jardins bio, une dynamique pour éduquer à prendre sa santé en main. La fondation a rencontré l’enthousiasme du public et des médias pendant une dizaine d’années. Malheureusement, ce succès a inquiété l’industrie pharmaceutique et nous avons subi une forte opposition qui nous a conduit à dissoudre cette fondation. C’est l’un des drames de notre époque : le système médical est sous la tutelle de l’industrie pharmaceutique qui dit que les médicaments sont la seule façon de se soigner, de guérir. C’est un mensonge dont on voit les conséquences aujourd’hui : le corps humain est gravement intoxiqué par la chimie industrielle, qu’elle soit médicamenteuse ou alimentaire. En réalité, ces multinationales n’ont aucun intérêt à ce que les gens soient en bonne santé, au contraire : « Soyez malades, l’industrie pharmaceutique a besoin de vous ! » J’avais écrit cette légende sous un dessin humoristique. Mon grand bonheur, c’est de voir des personnes guérir de maladies graves par une démarche personnelle. Etudions ce que font les gens qui guérissent, quel est leur mode de vie. C’est ce qui me passionne depuis 40 ans. Si la vie que l’on mène va contre la santé, que peut faire un traitement ? Quand on change son mode de vie, quand on arrête de manger n’importe quoi, quand on apprend à gérer ses émotions et ses pensées, quand on s’ouvre au contact avec les mondes spirituels, on devient l’artisan de sa santé et de son bien-être.

Q : Depuis toujours, vous accordez une grande importance à l’alimentation.
Tal : Tout à fait. Dans mes livres, je présente les lois fondamentales de l’alimentation. Je déplore le fait que les grandes organisations internationales ne disent rien sur ce que devrait être l’alimentation d’un être humain. Ainsi par exemple, les organisations d’entraide continuent à distribuer du lait en poudre à des gens que cela rend malades, elles n’ont aucune notion de diététique qualitative. Elles pratiquent une diététique purement quantitative et sont soutenues par les lobbies de l’industrie alimentaire. La consommation de viande et de produits laitiers empoisonne les habitants des pays riches et engendre la famine des pays pauvres. Quels sont les réels besoins alimentaires d’un être humain ? J’ai écrit une « Déclaration des droits de l’homme à une alimentation vivante » (dans La Nouvelle Alimentation planétaire, Universelle et Consciente). On doit éduquer, montrer aux habitants des pays riches et des pays sous-alimentés comment ils peuvent se nourrir avec des aliments vivants comme les graines germées, des aliments nourrissants et simples. Aujourd’hui, pour la majorité, se nourrir c’est acheter les aliments industriels des grandes marques. La plupart des écologistes omettent de parler de l’industrie de la viande qui est l’une des plus grandes pollutions de notre société. Bien se nourrir est autre chose que d’avaler sans conscience des aliments fabriqués dans des usines.

Q : Quelle autre étape a marqué votre carrière ?
Tal : Un jour, un patient m’a dit que je devrais aller voir les peuples qui vivent sans maladie. J’ai cru qu’il se moquait de moi ; je pensais que tous les habitants du monde étaient malades. Ce patient m’a dit que je me comportais comme les médecins à qui je reprochais d’ignorer les thérapies qu’ils ne connaissent pas. J’ai donc accepté de le suivre et j’ai vu une société sans maladie ! Plus tard, je suis allé en voir d’autres, sur des îles lointaines et dans des montagnes reculées. Chose extraordinaire, j’ai retrouvé chez tous ces peuples un mode de vie aligné sur la nature, qui obéit aux lois spirituelles universelles. Ils ne mangent pas d’animaux, seulement des végétaux, et ils gèrent leurs émotions comme des enfants de trois ans, quel que soit leur âge. Quand ils sont en colère, ils ne tapent sur personne, ils ne contrôlent pas l’émotion en la bloquant dans leur corps; ils piquent leur crise sans faire de mal à personne ! En libérant ainsi leurs émotions par des gestes et des sons, ils évitent tant le stress dû aux émotions refoulées dans le corps que les conflits avec autrui. Et j’ai découvert que c’est par cette gestion saine des émotions que l’on ouvre son cerveau droit, sa capacité à voyager à travers les mondes les mondes spirituels. C’est la base du chamanisme qui propose une spiritualité fondée non sur des croyances intellectuelles mais sur des expériences personnelles des mondes non matériels.

Q : La santé globale passerait donc par un mode de vie ouvert sur la spiritualité ?
Tal : Exactement. Le corps physique n’est pas la totalité de ce que nous sommes. Au départ, nous sommes des êtres spirituels. A partir de notre corps de lumière, nous avons créé un corps mental qui représente l’ensemble de nos pensées. Ce corps mental, en ralentissant sa vibration, a créé un corps émotionnel, l’ensemble de nos émotions ; en ralentissant sa vibration, le corps émotionnel a créé un corps de matière. On retrouve un concept analogue dans la physique moderne : la matière est de la lumière qui « ralentit ». Le problème, dans notre époque ultra matérialiste, est que nous croyons que la matière est la seule réalité avec comme conséquence la peur de la mort qui empoisonne la vie de tant d’habitants des pays industrialisés ; c’est la cause d’un stress terrible ! En réalité, si le corps physique peut cesser de vivre, notre corps émotionnel, notre corps mental et notre corps de lumière ne peuvent pas mourir. Nous rejoignons ainsi les anciennes sagesses qui disent toutes que nous sommes des êtres immortels, que nous avons plusieurs corps et que seul notre corps matériel peut disparaître.

Q : A quand remontent vos premières expériences de chamane ?
Tal : Un jour, je me suis souvenu que jusqu’à l’âge de six ans, je jouais avec des êtres spirituels. A six ans, je leur ai dit de me laisser tranquille car lorsque j’en parlais, on me disait que j’avais trop d’imagination, que j’inventais tout. Alors ils sont partis. J’ai vécu les dix-huit années qui ont suivi dans le cerveau gauche, dans l’intellect. Mais j’avais toujours le sentiment qu’il me manquait quelque chose. A vingt-quatre ans, j’étais stressé, insomniaque, souvent malade. J’ai appris à me détendre à L’Institut Monroe, aux Etats-Unis, et à ma grande surprise, j’ai aussi appris à voyager avec ma conscience, hors du corps physique. Dès que je suis monté dans les plans lumineux, j’ai rencontré ces êtres merveilleux qui avaient rendu mon enfance bienheureuse. J’ai repris contact avec les mondes spirituels. Depuis cette époque, je communique avec des guides spirituels et je transmets leurs messages. Etre chamane ou médium, cela s’apprend comme on apprend à conduire une voiture ! En fait, nous sommes tous chamanes dès que nous savons utiliser notre cerveau droit. Le cerveau gauche pense et parle, il n’a pas d’expériences spirituelles. Tandis que le cerveau droit ouvre sur les autres réalités, au-delà de la matière.

Q : Comment se passe le contact avec les entités spirituelles ?
Tal : En voyageant dans les mondes spirituels grâce à son cerveau droit, on voit alors des êtres, on les entend, les ressent, puis on met des mots sur ce que l’on capte. On écrit, on laisse parler à travers soi. C’est le channeling que je pratique depuis plus de quarante ans. Je calme mon cerveau gauche, j’ouvre mon cerveau droit, et un guide peut parler à travers moi. Pour faire taire le cerveau gauche, il faut commencer par libérer ses émotions à travers le corps en criant, en dansant, en gesticulant librement. Alors le cerveau gauche s’apaise et le cerveau droit s’ouvre naturellement. C’est à la portée de tout le monde. Bien sûr, certaines personnes se contentent de vivre avec leur cerveau gauche et la vie matérielle leur suffit. Mais pour ceux qui ont soif de découvrir autre chose que le plan matériel, ce travail sur le cerveau droit est essentiel. Il ne s’agit pas de rejeter le monde matériel, mais de pouvoir jouer sur les deux plans.

Q : Comment se passe le contact avec une entité ?
Tal : Lorsque je transmets les messages des êtres spirituels, j’ai un sentiment extraordinaire de joie et de paix. Je ne sais pas si ce qui est dit à travers moi a un sens pour la personne ; parfois, il s’agit de gens que je n’ai jamais vus, à qui je parle au téléphone ou par skype. Quand je remets mon cerveau gauche en place après la séance de channeling, pendant un instant, je me demande si ce que les guides ont raconté a un sens ! Il m’arrive même de douter. Pourtant, à chaque fois, les gens me disent que c’est magnifique, que cela leur fait beaucoup de bien : l’information a parlé à leur être intérieur. Il y a un grand décalage entre ce que je sais et ce que disent les guides. Il faut s’habituer à ces choses. Alors on apprécie la valeur des messages des guides qui ne jugent ni ne critiquent jamais. Ils encouragent chacun sur son chemin vers la paix, la conscience et l’amour et lui montrent la valeur de toutes ses expériences de vie présentes et passées.

Q : Quand vous parlez de soigner le corps physique, mental, émotionnel, on pense à la psychosomatique…
Tal : On sait que nos états émotionnels et mentaux ont une énorme influence sur ce qui se passe dans notre corps physique. Dès les débuts de ma pratique médicale, j’ai pris conscience qu’il y avait des pathologies qui résistaient aux traitements. J’ai pensé qu’il fallait explorer le tunnel de l’inconscient, chercher ce qui bloquait. Quand j’ai vu qu’il y avait des vies antérieures, cela m’a fait un choc parce que je n’y croyais pas du tout ! Puis cela m’est apparu comme une évidence : nous avons vécu d’autres vies et nous avons pu laisser immobilisés dans notre inconscient des personnages qui appellent au secours à travers des maladies. Il est important d’aller les délivrer en voyage intérieur. C’est ce que j’ai appelé la « psychothérapie spirituelle ». Par exemple, si j’ai été guérisseur au Moyen-Age et qu’on m’a brûlé sur un bûcher, j’ai peut-être gardé un sentiment de colère et d’injustice ; ce personnage est alors comme congelé dans mon inconscient – c’est une image, bien sûr. Plus tard, dans une autre vie, il appellera au secours en me rendant malade afin que j’aille le libérer. Une fois que ces personnages du passé sont délivrés de leurs émotions et conduits vers les mondes de lumière, leurs talents sont de nouveau à notre disposition. Johanne, mon épouse, a la capacité de voir autour de la tête des gens les personnages du présent et du passé. Nous appelons Sous-Personnalités Psycho-Actives (SPPA) ces personnages qui ont chacun leur propre but dans la vie. Si nous empêchons un personnage de vivre, il appelle, il crie au secours à travers une ou des maladies. Comprendre cela est vital pour une guérison complète.

Q : Vous utilisez aussi les expressions, « pollution intérieure et extérieure ». Qu’entendez-vous pas là ?
Tal : En voici un exemple : en Suisse, les dentistes n’ont plus le droit de jeter le mercure dans la poubelle, pour ne pas polluer les rivières  mais ils ont le droit de le mettre dans la bouche de leurs patients ! Cela montre que l’écologie intérieure est encore plus méconnue que l’écologie extérieure. Beaucoup de gens font de l’écologie partielle. Ils trient leurs déchets sans se préoccuper de l’industrie de la viande qui est la pire des pollutions. De la même façon, les émotions bloquées à l’intérieur du corps sont plus polluantes que les pesticides. Vouloir dépolluer le monde matériel sans dépolluer le monde émotionnel et le monde mental n’a pas de sens. Il s’agit d’éliminer les pensées négatives qui sont à l’origine des émotions négatives et s’ouvrir aux pensées et aux images positives qui coulent vers nous depuis les mondes spirituels. La démarche holistique consiste à s’occuper en même temps de tous les plans de l’être. Il est évident qu’elle donne des résultats bien meilleurs que la médecine matérialiste. Quant au chamanisme, c’est le père et la mère de toutes les médecines. C’est pourquoi on peut dire que la médecine holistique et le chamanisme sont vraiment les médecines du futur !

Le docteur Christian Tal SCHALLER, médecin, est depuis quarante cinq ans l’un des pionniers de la médecine holistique. Avec son épouse Johanne RAZANAMAHAY, ils parcourent le monde pour enseigner les lois universelles de la santé ainsi qu’une spiritualité fondée sur l’expérience personnelle des mondes non matériels grâce au chamanisme. Ensemble, Tal et Johanne ont écrit plus de soixante livres qui sont de véritables « modes d’emploi » de la vie sur Terre.

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