ALLERGIQUE AU NOUVEL ÂGE ?

Bien des personnes ont un petit sourire en coin dès qu’ils entendent parler du Nouvel Âge, des anges, du channeling ou de spiritualité… Seraient-elles victimes de préjugés ou d’idées préconçues ?

Le texte qui suit, adapté du livre de Lee Carroll Messages de notre famille, tome V, tente de décrire qui sont en réalité les «adeptes» du Nouvel Âge ou d’une nouvelle spiritualité. Ce ne sont pas des illuminés, des naïfs ou des fanatiques. Ce sont des humains ordinaires en quête de sens, d’humanisme et d’action sociale. Ils accordent souvent une place importante à leur vie spirituelle et à des pratiques de vie saine (méditation, introspection, bonne alimentation, exercice physique, qualité des relations, etc.). Ils sont généralement habités par un sentiment d’unité et d’interdépendance avec tous les êtres humains.

 

Voici un petit exposé sur le Nouvel Âge qui s’adresse surtout aux curieux et aux sceptiques. Peut-être l’un de vos amis, adepte du Nouvel Âge ou de «toutes ces affaires-là» vous a-t-il conseillé d’en prendre connaissance afin de vous aider à comprendre ce qui l’intéresse, lui, en ce moment. Peut-être êtes-vous inquiet à la pensée qu’un autre ami s’est affilié à une secte ou s’est mis à croire naïvement à des choses complètement irrationnelles. Mon but est simplement de vous informer et peut-être de modifier votre seuil de tolérance…

Qui est l’auteur de ces lignes ? J’agis comme channel, comme canal de transmission d’une entité spirituelle nommée Kryeon. Je suis l’auteur de plusieurs livres qui relatent ces channelings. Mais avant de devenir «déconnecté de la réalité», comme le disent certains, j’ai été ingénieur pendant une vingtaine d’années. Je suis donc doté d’un esprit logique et cartésien. Aujourd’hui, je pense toujours être cartésien. Cependant, ma qualité d’ingénieur ne m’empêche pas d’avoir des pensées spirituelles.

De nombreuses personnes, quand elles entendent parler du Nouvel Âge, des guides spirituels ou de channeling sont submergées par des idées préconçues. Certaines pensent immédiatement aux soucoupes volantes, aux sectes, à l’astrologie, au tarot, aux autopsies d’extraterrestres, aux vies antérieures et à tous ceux qui font la queue pour aller consulter leur voyante.

 

Dans une secte ?

Je ne nierai pas que bien des sujets de ce genre ont une influence dans la mouvance du Nouvel Âge. Mais, au préalable, permettez-moi de vous présenter certaines autres perspectives. Quelle est la croyance commune qui s’attache aux événements suivants : Jonestown, les Davidiens de Waco, le suicide collectif du Heaven’s Gate (qui devait permettre aux membres de cette secte de rejoindre une soucoupe volante dissimulée derrière la comète de Hale Bopp) et une secte de Denver qui s’est rendue en Israël en 1999 pour attendre le changement de millénaire afin que son leader puisse mourir dans les rues de Jérusalem et ressusciter des morts trois jours plus tard ?

La croyance associée à ces événements est la chrétienté! À l’origine, les sectes de Jonestown et de Waco suivaient des évangélistes chrétiens. La secte de Denver, en Israël, porte le nom de «Chrétiens concernés». De même, les membres du Heaven’s Gate n’étaient pas des adeptes du Nouvel Âge, bien que le contraire ait été soutenu par tous les médias. Les faits montrent pourtant qu’il s’agissait d’un groupe chrétien autoproclamé ! C’est également ce que prétendait leur site Internet, sur lequel étaient cités des passages de la Bible qui furent accessibles à tous pendant environ une semaine après leur mort.

Pourquoi est-ce que je vous dis tout cela? Parce que, visiblement, la chrétienté officielle ne ressemble en rien à tous ces groupes isolés et égarés. Les grands courants de la chrétienté prônent l’intégrité, ne font la promotion d’aucune secte et, au contraire, invitent chaleureusement à rejoindre une famille basée sur la religion de l’amour. Mais les déséquilibrés, eux, existent bel et bien !

De la même façon, les croyances du Nouvel Âge n’ont rien à voir avec les sectes et les cinglés, mais du fait qu’il y en a effectivement dans ce mouvement, la presse ne rapporte, la plupart du temps, que leurs activités.

 

Ni religion, ni doctrine, ni enrôlement

Si vous êtes quelqu’un de sceptique à qui un ami a demandé de lire ce texte, sachez que la majorité des «adeptes» du Nouvel Âge sont discrets et ne veulent pas convaincre les autres de leurs croyances. Ainsi, votre ami ne vous demandera pas d’adhérer à quoi que ce soit, de prendre un engagement décisif pour votre existence, de vous agenouiller et de méditer, de vous rendre à une séance de channeling, de vous faire prédire l’avenir ou de lire mes livres! Il sera sans doute tout simplement heureux si vous lui dites que, maintenant, vous le comprenez un peu mieux – et que vous l’aimez davantage.

Le Nouvel Âge n’est pas une religion et il n’y a pas de doctrine à étudier. Il s’agit, en fait, d’une philosophie mondiale. Il n’y a pas de siège central au sein d’un immeuble que les adeptes du Nouvel Âge auraient construit grâce à leurs contributions financières. Il n’existe aucun pouvoir centralisé ni quartier général. C’est la raison pour laquelle nous n’avons aucune influence politique qui nous permettrait de contrer ceux qui nous ridiculisent. Nous n’avons même pas d’organisation et nous ne disposons d’aucun groupe de pression.

Aucune prêtrise, aucun ministère du culte, aucune école ou aucun cours spécialisé ne confère l’ordination des pasteurs du Nouvel Age. Il n’y a ni ancien, ni diacre, ni aucun programme permettant à des enseignants d’être formés au sein des Églises. À ce sujet, vous ai-je dit qu’il n’existe aucune Église ? Cela signifie que nous n’avons aucune église paroissiale pour les enfants et que nous ne sommes pas dirigés par un «maître du Nouvel Âge». Nous n’avons aucun guide unique omnipotent. Il n’y a aucun groupe à intégrer, personne à suivre et aucun livre capital expliquant nos croyances. J’allais oublier, vous n’avez à envoyer d’argent nulle part.

 

Une connaissance intuitive, mais bien réelle

La philosophie du Nouvel Âge implique une connaissance intuitive propre à tout être humain. Et, au sein de cette connaissance réside une incroyable singularité. Quel que soit l’endroit où j’offre des séminaires avec mes collaborateurs, des milliers de personnes sont totalement réceptives, comme si elles se trouvaient au sein d’une organisation dont les maîtres seraient présents ! Ce n’est pourtant pas le cas. Il semblerait plutôt qu’une «sagesse cellulaire» très inclusive soit ici en jeu.

Quels que soient la langue utilisée, la culture ou le nombre de personnes présentes, les gens, d’une certaine façon, «savent» intuitivement ce que nous enseignons. Ils «intègrent» ce message. Il semblerait que le système de croyances de l’être humain possède une compréhension de groupe, comme si tout était écrit quelque part – en nous-mêmes.

 

Paix, sagesse et amour

Vous direz peut-être : «D’accord, vous me donnez une liste de ce que vous n’êtes pas. Mais alors, qu’êtes-vous vraiment ?» Même s’il n’y a pas de doctrine unique et qu’il existe une multitude de croyances différentes, certains éléments reviennent souvent à l’avant-plan. Pour nous, les êtres humains sont sur un chemin où ils traversent différents cycles de vie. Rien n’arriverait par accident; tant les réussites que les obstacles seraient des leçons qui nous aident à atteindre un certain niveau spirituel.

En d’autres termes, nous croyons en notre responsabilité vis-à-vis de chacun de nos actes. Un adepte du Nouvel Âge authentique ne s’affiliera à aucune secte, ne suivra jamais un guide le poussant au suicide et ne critiquera pas les autres. Un tel adepte sait qu’il existe un pouvoir immense en tout être humain. L’autovalorisation est enseignée, de même que la manière de surmonter la peur et l’incertitude. Les capacités humaines représentent la clef, et «l’intention de créer un changement positif dans la vie» est notre mantra.

À notre avis, des forces sont à l’oeuvre qui peuvent équilibrer les humains recourant à leur énergie. Régulièrement, nous obtenons la guérison par l’imposition des mains et utilisons la puissance des énergies pour équilibrer les autres et les aider à se soigner. Nous prions pour les autres, méditons pour la paix dans le monde et nous efforçons d’atteindre la sagesse qui nous permettra de nous aimer les uns les autres.

Nous ne portons pas de jugement. Nous estimons que «s’aimer les uns les autres» représente la vraie tolérance. Nous respectons les croyances d’autrui. Nous honorons l’authentique quête divine, quelle que soit la voie qu’elle emprunte, quel que soit «le nom inscrit sur la porte du bâtiment». Nous sommes heureux lorsque règne l’harmonie et nous nous joignons volontiers à quiconque (quelle que soit sa croyance religieuse) prie avec nous pour la réalisation d’un but humanitaire commun. De même, notre vision du futur de l’humanité est très éloignée d’Armagedon ou des prédictions catastrophistes de Nostradamus.

 

Tolérance, ouverture et responsabilité personnelle

Nous ne déclarons pas que nous sommes les seuls bénéficiaires de la grâce divine. Nous estimons que chacun doit assumer sa propre spiritualité, qui représente le catalyseur permettant de changer le monde. En effet, nous ne pensons pas que notre tâche consiste à transformer les autres : chacun doit personnellement décider d’agir dans ce sens. Nous présumons que l’être humain est habilité à prendre, de lui-même, d’importantes décisions spirituelles.

Nous espérons bénéficier de votre tolérance et votre compréhension. Les adeptes du Nouvel Âge qui se réunissent, qui assument leurs propres responsabilités spirituelles et qui pratiquent l’autovalorisation et le pardon ne sont pas des êtres bizarres et inquiétants, déconnectés de la réalité. Nous n’avons pas perdu les pédales, nous n’avons pas été victimes d’un lavage de cerveau. Nous représentons un groupe de braves gens sans structure spirituelle unique, et il importe peu que vous épousiez nos croyances ou non.

Le Nouvel Âge, c’est l’amour réciproque. C’est l’égalité spirituelle. C’est la famille. C’est ce que nous sommes. Merci de votre attention.

Avec amour !

Lee Carroll
Adapté du livre Messages de notre famille, tome V